Lösungsfokussierte Therapie
Solution Focussed Therapy
La thérapie centrée sur la recherche d'une solution
Author(s) / Creator(s)
Kaimer, Peter
Abstract / Description
Der vor Ihnen liegende Artikel will einen ersten Eindruck und Überblick zu lösungsfokussierter Therapie geben. Dabei nimmt die Darstellung ihren Ausgangspunkt bei der Entwicklung aus dem Ansatz von M. H. Erickson und liefert somit einen historischen Hintergrund. In einem zweiten Schritt wird das Praxismodell in seinen Grundzügen dargelegt. Der dritte Teil zeigt mögliche erklärungstheoretische Ansätze zur Begründung des lösungsfokussierten Vorgehens. Abschließend werden Fragen der Verträglichkeit mit anderen Therapiekonzepten sowie gesundheitspolitische Fragen erörtert.Schlüsselwörter: Lösungsfokussierte Therapie, Kurzzeittherapie, Ressourcenorientierung, konstruktivistische Therapien.
The paper intends to give a first impression and overview to Solution Focussed Therapy (SFT) to the appreciated reader. Starting with the influences on Solution Fokussed Therapy by the work of M. H. Erickson, the first part of the paper focusses on the historical background of the development of SFT. The second part outlines the basic assumptions and guidelines of the model in practice, while the last part delineates possible theoretical models for the explanation and foundation of the proceeding. In conclusion questions concerning the fitting with alternative therapy-concepts as well as the mental health policy will be discussed.Keywords: Solution Focussed Therapy, brief therapy, resources of clients, constructivist therapies.
La présente contribution met en évidence les caractéristiques de la thérapie centrée sur la recherche d’une solution, sous forme d’un narratif que l’auteur se raconte à lui-même. D’entrée on se rend compte de la manière dont le thème se réfléchit lui-même, ainsi que du fait que le langage joue un rôle extrêmement important à la fois au niveau de la procédure thérapeutique et à celui de la tentative faite pour la présenter. Les problèmes inhérents au concept de “thérapie centrée sur la recherche d’une solution” et à la brièveté des traitements impliquée sont d’abord signalés. On présente ensuite un résumé de l’histoire du concept, à partir de Milton H. Erikson et des approches thérapeutiques très variées qu’il a inspirées: thérapie stratégique, thérapie systémique et hypno-thérapie. Les deux principales parties du travail consistent en une description de la manière dont l’application pratique de ce type de thérapie est conçue et d’une présentation de son approche au niveau épistémologique.Concernant le modèle pratique, on en élucide d’abord les conditions-cadres, c’est-à-dire la manière dont le modèle doit être lu- en tant que modèle descriptif qui n’implique pas de prescriptions - et la structure habituellement offerte pendant les séances. Puis l’on décrit l’attitude du/de la thérapeute dans le cadre du traitement, attitude caractérisée d’une part par la manière dont il gère la relation mais aussi et surtout par le type de questions posées. Les mots de passe sont: ressources et avenir. Les types de questions - conçues ici comme instruments utilisés lors de l’interview et désignées par les Américains comme “five useful questions” - sont ensuite décrits en détail. Il s’agit de questions ‘invitation’ (qui charge qui de quel mandat thérapeutique!), ‘émerveillement’ (à quoi ressemblerait le monde du client si les problèmes Qui l’on fait consulter étaient résolus?), ‘exception’ (quand une petite partie de ce ‘miracle’ s’est-elle déjà produite - même sans qu’on le remarque?), ‘échelle d’évaluation’ (où situer l’état actuel sur une échelle de 10 points? quel a été le nombre maximum de points jusqu’à maintenant? quelle devrait être la prochaine étape?) et ‘accomplissement’ (comment avez-vous réussi ... à venir ici malgré tous vos problèmes ... à gérer les principaux aspects de votre vie ... à vous lever le matin ...?). Ceci permet de présenter les principaux instruments dont on dispose lors de l’interview. Mais une interview basée sur la solution ne s’arrête pas là, et c’est pourquoi nous consacrons deux chapitres à la construction et à la transmission d’un feedback - fourni (dans la mesure où le travail se fait en équipe) après une brève pause-discussion avec cette dernière. En fait, nous recommandons ce genre de pause même lorsque le travail se fait sans équipe. A la différence de l’interview, le feedback sert alors de synthèse et de renforcement des données acquises; il fournit également une opportunité de corriger certaines données, mais aussi d’introduire de nouveaux éléments - exemple: une nouvelle perspective ou une recommandation surprenante. La partie de l’article traitant de la pratique se termine par de brève explication concernant les séances suivantes. Il s’agit en principe d’abord d’une évaluation: une amélioration s’est-elle produite ou pas? Dans le premier cas, on procède- nous simplifions beaucoup -selon la devise “fais encore plus de ce qui a un effet positif!”. Dans le second - et en simplifiant encore -, on tente de déconstruire en cernant ce qui dans la période écoulée peut être considéré comme relativement plus positif. Ceci permet éventuellement de reposer une base à partir de laquelle des questions centrées sur la recherche d’une solution pourront être posées. Dans le chapitre traitant de l’épistémologie, on se réfère d’abord aux approches existantes et surtout au travail de Steve de Shazer, qui a tenté d’élaborer des explications de type linguistico-analytique en se fondant sur les derniers ouvrages philosophiques de Wittgenstein. Puis l’on présente le constructivisme social de Kenneth Gergen, le considérant comme un concept utile au niveau de l’explication. Cette approche nous a paru prometteuse du fait surtout que Gergen s’est beaucoup intéressé à la psychothérapie et a réfléchi à l’utilité de son approche dans ce domaine; en effet, ici aussi se situent au premier plan le langage, ses séductions mais aussi sa fonction de guide à l’action au niveau social. L’avantage de l’attribution d’une base socio-constructive à la thérapie est en rapport avec le fait qu’elle permet de souligner que de nouveaux discours et de nouveaux narratifs peuvent parfaitement être viables - et avec eux de nouvelles impulsions à agir hors de la thérapie, ce qui permet d’accorder à la “vie de tous les jours” une importance suffisante par rapport à la situation quelque peu artificielle de la thérapie formelle. L’article se termine sur une brève discussion critique des rapports entre la thérapie centrée sur la recherche de solutions et d’autres approches thérapeutiques - peu de problèmes ici -, de la question d’une version à long terme de ce type de thérapie -elle dépendra de la définition de la thérapie à long terme -, et du contexte actuel dans le domaine de la politique de la santé, qui favorise les “thérapies brèves” pour des raisons d’ordre avant tout financier.
Persistent Identifier
Date of first publication
1999-01-01
Journal title
Psychotherapie-Wissenschaft
Issue
1
Page numbers
8-20
Publisher
Psychosozial-Verlag
Publication status
publishedVersion
Review status
unknown
Is version of
Citation
Kaimer, P. (1999). Lösungsfokussierte Therapie. Psychosozial-Verlag. https://doi.org/10.23668/PSYCHARCHIVES.4117
-
560-885-1-PB.pdfAdobe PDF - 1.35MBMD5 : 99a00f5f9905d9a0d5ffaef0012d002e
-
There are no other versions of this object.
-
Author(s) / Creator(s)Kaimer, Peter
-
PsychArchives acquisition timestamp2020-09-29T07:36:15Z
-
Made available on2020-09-29T07:36:15Z
-
Date of first publication1999-01-01
-
Abstract / DescriptionDer vor Ihnen liegende Artikel will einen ersten Eindruck und Überblick zu lösungsfokussierter Therapie geben. Dabei nimmt die Darstellung ihren Ausgangspunkt bei der Entwicklung aus dem Ansatz von M. H. Erickson und liefert somit einen historischen Hintergrund. In einem zweiten Schritt wird das Praxismodell in seinen Grundzügen dargelegt. Der dritte Teil zeigt mögliche erklärungstheoretische Ansätze zur Begründung des lösungsfokussierten Vorgehens. Abschließend werden Fragen der Verträglichkeit mit anderen Therapiekonzepten sowie gesundheitspolitische Fragen erörtert.Schlüsselwörter: Lösungsfokussierte Therapie, Kurzzeittherapie, Ressourcenorientierung, konstruktivistische Therapien.de_DE
-
Abstract / DescriptionThe paper intends to give a first impression and overview to Solution Focussed Therapy (SFT) to the appreciated reader. Starting with the influences on Solution Fokussed Therapy by the work of M. H. Erickson, the first part of the paper focusses on the historical background of the development of SFT. The second part outlines the basic assumptions and guidelines of the model in practice, while the last part delineates possible theoretical models for the explanation and foundation of the proceeding. In conclusion questions concerning the fitting with alternative therapy-concepts as well as the mental health policy will be discussed.Keywords: Solution Focussed Therapy, brief therapy, resources of clients, constructivist therapies.en_US
-
Abstract / DescriptionLa présente contribution met en évidence les caractéristiques de la thérapie centrée sur la recherche d’une solution, sous forme d’un narratif que l’auteur se raconte à lui-même. D’entrée on se rend compte de la manière dont le thème se réfléchit lui-même, ainsi que du fait que le langage joue un rôle extrêmement important à la fois au niveau de la procédure thérapeutique et à celui de la tentative faite pour la présenter. Les problèmes inhérents au concept de “thérapie centrée sur la recherche d’une solution” et à la brièveté des traitements impliquée sont d’abord signalés. On présente ensuite un résumé de l’histoire du concept, à partir de Milton H. Erikson et des approches thérapeutiques très variées qu’il a inspirées: thérapie stratégique, thérapie systémique et hypno-thérapie. Les deux principales parties du travail consistent en une description de la manière dont l’application pratique de ce type de thérapie est conçue et d’une présentation de son approche au niveau épistémologique.Concernant le modèle pratique, on en élucide d’abord les conditions-cadres, c’est-à-dire la manière dont le modèle doit être lu- en tant que modèle descriptif qui n’implique pas de prescriptions - et la structure habituellement offerte pendant les séances. Puis l’on décrit l’attitude du/de la thérapeute dans le cadre du traitement, attitude caractérisée d’une part par la manière dont il gère la relation mais aussi et surtout par le type de questions posées. Les mots de passe sont: ressources et avenir. Les types de questions - conçues ici comme instruments utilisés lors de l’interview et désignées par les Américains comme “five useful questions” - sont ensuite décrits en détail. Il s’agit de questions ‘invitation’ (qui charge qui de quel mandat thérapeutique!), ‘émerveillement’ (à quoi ressemblerait le monde du client si les problèmes Qui l’on fait consulter étaient résolus?), ‘exception’ (quand une petite partie de ce ‘miracle’ s’est-elle déjà produite - même sans qu’on le remarque?), ‘échelle d’évaluation’ (où situer l’état actuel sur une échelle de 10 points? quel a été le nombre maximum de points jusqu’à maintenant? quelle devrait être la prochaine étape?) et ‘accomplissement’ (comment avez-vous réussi ... à venir ici malgré tous vos problèmes ... à gérer les principaux aspects de votre vie ... à vous lever le matin ...?). Ceci permet de présenter les principaux instruments dont on dispose lors de l’interview. Mais une interview basée sur la solution ne s’arrête pas là, et c’est pourquoi nous consacrons deux chapitres à la construction et à la transmission d’un feedback - fourni (dans la mesure où le travail se fait en équipe) après une brève pause-discussion avec cette dernière. En fait, nous recommandons ce genre de pause même lorsque le travail se fait sans équipe. A la différence de l’interview, le feedback sert alors de synthèse et de renforcement des données acquises; il fournit également une opportunité de corriger certaines données, mais aussi d’introduire de nouveaux éléments - exemple: une nouvelle perspective ou une recommandation surprenante. La partie de l’article traitant de la pratique se termine par de brève explication concernant les séances suivantes. Il s’agit en principe d’abord d’une évaluation: une amélioration s’est-elle produite ou pas? Dans le premier cas, on procède- nous simplifions beaucoup -selon la devise “fais encore plus de ce qui a un effet positif!”. Dans le second - et en simplifiant encore -, on tente de déconstruire en cernant ce qui dans la période écoulée peut être considéré comme relativement plus positif. Ceci permet éventuellement de reposer une base à partir de laquelle des questions centrées sur la recherche d’une solution pourront être posées. Dans le chapitre traitant de l’épistémologie, on se réfère d’abord aux approches existantes et surtout au travail de Steve de Shazer, qui a tenté d’élaborer des explications de type linguistico-analytique en se fondant sur les derniers ouvrages philosophiques de Wittgenstein. Puis l’on présente le constructivisme social de Kenneth Gergen, le considérant comme un concept utile au niveau de l’explication. Cette approche nous a paru prometteuse du fait surtout que Gergen s’est beaucoup intéressé à la psychothérapie et a réfléchi à l’utilité de son approche dans ce domaine; en effet, ici aussi se situent au premier plan le langage, ses séductions mais aussi sa fonction de guide à l’action au niveau social. L’avantage de l’attribution d’une base socio-constructive à la thérapie est en rapport avec le fait qu’elle permet de souligner que de nouveaux discours et de nouveaux narratifs peuvent parfaitement être viables - et avec eux de nouvelles impulsions à agir hors de la thérapie, ce qui permet d’accorder à la “vie de tous les jours” une importance suffisante par rapport à la situation quelque peu artificielle de la thérapie formelle. L’article se termine sur une brève discussion critique des rapports entre la thérapie centrée sur la recherche de solutions et d’autres approches thérapeutiques - peu de problèmes ici -, de la question d’une version à long terme de ce type de thérapie -elle dépendra de la définition de la thérapie à long terme -, et du contexte actuel dans le domaine de la politique de la santé, qui favorise les “thérapies brèves” pour des raisons d’ordre avant tout financier.fr_FR
-
Publication statuspublishedVersion
-
Review statusunknown
-
CitationKaimer, P. (1999). Lösungsfokussierte Therapie. Psychosozial-Verlag. https://doi.org/10.23668/PSYCHARCHIVES.4117en
-
ISSN1664-9591
-
ISSN1664-9583
-
Persistent Identifierhttps://hdl.handle.net/20.500.12034/3731
-
Persistent Identifierhttps://doi.org/10.23668/psycharchives.4117
-
Language of contentdeu
-
PublisherPsychosozial-Verlag
-
Is version ofhttps://www.psychotherapie-wissenschaft.info/index.php/psywis/article/view/560
-
Dewey Decimal Classification number(s)150
-
TitleLösungsfokussierte Therapiede_DE
-
Alternative titleSolution Focussed Therapyen_US
-
Alternative titleLa thérapie centrée sur la recherche d'une solutionfr_FR
-
DRO typearticle
-
Issue1
-
Journal titlePsychotherapie-Wissenschaft
-
Page numbers8-20
-
Visible tag(s)Version of Record