Wie aktuell ist eigentlich noch Franco Basaglia? - Psychiater, Psychotherapeuten und die reduzierte Lebenserwartung psychiatrischer Patienten
How relevant is Franco Basaglia currently? Psychiatrists, psychotherapists and the reduced life expectancy of psychiatric patients
Franco Basaglia est-il encore d'actualité?
Author(s) / Creator(s)
Lehmann, Peter
Abstract / Description
Der Autor befasst sich mit der Aktualität des 1980 gestorbenen italienischen Reformpsychiaters Franco Basaglia. Trotz der massiv reduzierten Lebenserwartung Psychiatriebetroffener verabreicht man in aller Regel Psychopharmaka ohne informierte Zustimmung und ohne Aufklärung über Frühwarnzeichen, die bleibende oder tödliche Behandlungsschäden ankündigen. Kritiklos und gesponsert von der Pharmaindustrie plädieren Psychiater und Psychologen im Rahmen der Psychoedukation für die Dauereinnahme von Psychopharmaka und preisen neuere Substanzen wahrheitswidrig als nebenwirkungsarm an. Basaglias Aussage zu Befriedungsverbrechen Intellektueller ist hochaktuell. Es stellt sich nicht nur die Frage nach moralischer Schuld, sondern auch nach zivil- und strafrechtlichen Schritten.Schlüsselwörter: Psychotherapieforschung, Psychotherapieprozess, Psychotherapeutenvariable, Unerwünschte Psychotherapeutische Effekte, Psychotherapeutische Fehler.
The author investigates the current relevance of the Italian reform psychiatrist Franco Basaglia who died in 1980. In spite of the massively reduced life expectancy of psychiatric patients, psychiatric drugs are administered without obtaining informed consent and without clarifying the early warning signs, which point to permanent or fatal treatment damage. By not taking a critical approach and sponsored by the pharmaceutical industry, psychiatrists and psychologists advocate within the framework of psycho-education the continuous intake of psychiatric drugs and praise new substances untruthfully as having only few side-effects. Basaglia’s statement about intellectuals’ “Crimini di Pace” (crimes of pacification) is currently very relevant. It asks the question not only about moral responsibility but also about civil and criminal steps to be taken.Keywords: Psychotherapy research, psychotherapy process, therapist variables, unwanted effects of psychotherapy, psychotherapeutic faults
L’auteur s’intéresse à la manière dont les réformes prônées par le psychiatre italien Franco Basaglia (décédé en 1980) sont perçues aujourd’hui. Ce dernier avait considéré que l’institution psychiatrique, les étiquettes utilisées pour désigner les patients et leur exclusion de la société produisent des comportements maladifs. De plus, les intellectuels doivent être perçus comme pratiquant l’autosatisfaction dès lors qu’ils s’associent aux institutions au pouvoir et que, en prétextant aider les victimes de ce dernier, ils contribuent à leur destruction.Des études récentes montrent que les personnes ayant été ‘clients’ de la psychiatrie ont une espérance de vie réduite en moyenne de vingt à trente ans. En outre, depuis de longues décennies le taux de mortalité dans ce groupe est en constante augmentation. Dans de nombreux cas, cette catastrophe peut être attribuée aux effets toxiques des neuroleptiques ; dans d’autres, les conditions précaires dans lesquelles vivent ces personnes – qui le plus souvent ne trouvent pas de travail – expliquent cet état de fait. Si l’on considère que leur mauvaise santé est la cause de leur décès précoce, on doit se demander si quoi que ce soit justifié de prescrire – et souvent d’imposer sous la menace et dans la violence – à ces patients vulnérables la prise de molécules psychopharmacologiques dangereuses et potentiellement toxiques. Cela n’empêche pas les psychiatres de prescrire ces neuroleptiques sans informer suffisamment les patients et sans que ceux-ci donnent leur accord. En particulier, il est rare qu’ils leurs indiquent quels sont les signes précoces qui pourraient faire que le traitement cause des dommages durables et même mortels.De plus, les psychiatres et les psychologues exercent peu la critique et se déclarent favorables à la prise durable de neuroleptiques, sans doute parce qu’ils sont sponsorisés par l’industrie pharmaceutique. Ils vont jusqu’à cautionner des substances plus récemment développées, comme par exemple les neuroleptiques atypiques, en déclarant qu’elles ont peu d’effets secondaires.La question de savoir si, aujourd’hui, la réforme prônée par Basaglia, y compris la collusion entre intellectuels et pouvoir, trouve une réponse évidente. Mais il ne s’agit pas uniquement de la faute morale commise par ceux qui travaillent en psychiatrie : il faut également prendre en compte le droit, civil et pénal.La convention des Nations Unies sur les droits des personnes souffrant de handicap garantit à ces dernières l’égalité devant le droit. Dans la mesure où le domaine psychosocial est également touché par cet accord, il faut exiger que le groupe de professionnels qui contribue à la mortalité extrême des personnes souffrant de troubles psychiques soit, lui aussi, jugé : il est temps de les poursuivre au chef de complicité de coups et blessures éventuellement volontaires ou d’homicide, ceci au civil comme au pénal.
Persistent Identifier
Date of first publication
2013-03-30
Journal title
Psychotherapie-Wissenschaft
Issue
2
Page numbers
79-89
Publisher
Psychosozial-Verlag
Publication status
publishedVersion
Review status
unknown
Is version of
Citation
Lehmann, P. (2013). Wie aktuell ist eigentlich noch Franco Basaglia? - Psychiater, Psychotherapeuten und die reduzierte Lebenserwartung psychiatrischer Patienten. Psychosozial-Verlag. https://doi.org/10.23668/PSYCHARCHIVES.3878
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Author(s) / Creator(s)Lehmann, Peter
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PsychArchives acquisition timestamp2020-09-29T07:34:34Z
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Made available on2020-09-29T07:34:34Z
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Date of first publication2013-03-30
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Abstract / DescriptionDer Autor befasst sich mit der Aktualität des 1980 gestorbenen italienischen Reformpsychiaters Franco Basaglia. Trotz der massiv reduzierten Lebenserwartung Psychiatriebetroffener verabreicht man in aller Regel Psychopharmaka ohne informierte Zustimmung und ohne Aufklärung über Frühwarnzeichen, die bleibende oder tödliche Behandlungsschäden ankündigen. Kritiklos und gesponsert von der Pharmaindustrie plädieren Psychiater und Psychologen im Rahmen der Psychoedukation für die Dauereinnahme von Psychopharmaka und preisen neuere Substanzen wahrheitswidrig als nebenwirkungsarm an. Basaglias Aussage zu Befriedungsverbrechen Intellektueller ist hochaktuell. Es stellt sich nicht nur die Frage nach moralischer Schuld, sondern auch nach zivil- und strafrechtlichen Schritten.Schlüsselwörter: Psychotherapieforschung, Psychotherapieprozess, Psychotherapeutenvariable, Unerwünschte Psychotherapeutische Effekte, Psychotherapeutische Fehler.de_DE
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Abstract / DescriptionThe author investigates the current relevance of the Italian reform psychiatrist Franco Basaglia who died in 1980. In spite of the massively reduced life expectancy of psychiatric patients, psychiatric drugs are administered without obtaining informed consent and without clarifying the early warning signs, which point to permanent or fatal treatment damage. By not taking a critical approach and sponsored by the pharmaceutical industry, psychiatrists and psychologists advocate within the framework of psycho-education the continuous intake of psychiatric drugs and praise new substances untruthfully as having only few side-effects. Basaglia’s statement about intellectuals’ “Crimini di Pace” (crimes of pacification) is currently very relevant. It asks the question not only about moral responsibility but also about civil and criminal steps to be taken.Keywords: Psychotherapy research, psychotherapy process, therapist variables, unwanted effects of psychotherapy, psychotherapeutic faultsen_US
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Abstract / DescriptionL’auteur s’intéresse à la manière dont les réformes prônées par le psychiatre italien Franco Basaglia (décédé en 1980) sont perçues aujourd’hui. Ce dernier avait considéré que l’institution psychiatrique, les étiquettes utilisées pour désigner les patients et leur exclusion de la société produisent des comportements maladifs. De plus, les intellectuels doivent être perçus comme pratiquant l’autosatisfaction dès lors qu’ils s’associent aux institutions au pouvoir et que, en prétextant aider les victimes de ce dernier, ils contribuent à leur destruction.Des études récentes montrent que les personnes ayant été ‘clients’ de la psychiatrie ont une espérance de vie réduite en moyenne de vingt à trente ans. En outre, depuis de longues décennies le taux de mortalité dans ce groupe est en constante augmentation. Dans de nombreux cas, cette catastrophe peut être attribuée aux effets toxiques des neuroleptiques ; dans d’autres, les conditions précaires dans lesquelles vivent ces personnes – qui le plus souvent ne trouvent pas de travail – expliquent cet état de fait. Si l’on considère que leur mauvaise santé est la cause de leur décès précoce, on doit se demander si quoi que ce soit justifié de prescrire – et souvent d’imposer sous la menace et dans la violence – à ces patients vulnérables la prise de molécules psychopharmacologiques dangereuses et potentiellement toxiques. Cela n’empêche pas les psychiatres de prescrire ces neuroleptiques sans informer suffisamment les patients et sans que ceux-ci donnent leur accord. En particulier, il est rare qu’ils leurs indiquent quels sont les signes précoces qui pourraient faire que le traitement cause des dommages durables et même mortels.De plus, les psychiatres et les psychologues exercent peu la critique et se déclarent favorables à la prise durable de neuroleptiques, sans doute parce qu’ils sont sponsorisés par l’industrie pharmaceutique. Ils vont jusqu’à cautionner des substances plus récemment développées, comme par exemple les neuroleptiques atypiques, en déclarant qu’elles ont peu d’effets secondaires.La question de savoir si, aujourd’hui, la réforme prônée par Basaglia, y compris la collusion entre intellectuels et pouvoir, trouve une réponse évidente. Mais il ne s’agit pas uniquement de la faute morale commise par ceux qui travaillent en psychiatrie : il faut également prendre en compte le droit, civil et pénal.La convention des Nations Unies sur les droits des personnes souffrant de handicap garantit à ces dernières l’égalité devant le droit. Dans la mesure où le domaine psychosocial est également touché par cet accord, il faut exiger que le groupe de professionnels qui contribue à la mortalité extrême des personnes souffrant de troubles psychiques soit, lui aussi, jugé : il est temps de les poursuivre au chef de complicité de coups et blessures éventuellement volontaires ou d’homicide, ceci au civil comme au pénal.fr_FR
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Publication statuspublishedVersionen
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Review statusunknownen
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CitationLehmann, P. (2013). Wie aktuell ist eigentlich noch Franco Basaglia? - Psychiater, Psychotherapeuten und die reduzierte Lebenserwartung psychiatrischer Patienten. Psychosozial-Verlag. https://doi.org/10.23668/PSYCHARCHIVES.3878en
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ISSN1664-9591
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ISSN1664-9583
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Persistent Identifierhttps://hdl.handle.net/20.500.12034/3492
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Persistent Identifierhttps://doi.org/10.23668/psycharchives.3878
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Language of contentdeu
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Language of contentfra
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PublisherPsychosozial-Verlagde_DE
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Is version ofhttps://www.psychotherapie-wissenschaft.info/index.php/psywis/article/view/169
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Dewey Decimal Classification number(s)150
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TitleWie aktuell ist eigentlich noch Franco Basaglia? - Psychiater, Psychotherapeuten und die reduzierte Lebenserwartung psychiatrischer Patientende_DE
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Alternative titleHow relevant is Franco Basaglia currently? Psychiatrists, psychotherapists and the reduced life expectancy of psychiatric patientsen_US
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Alternative titleFranco Basaglia est-il encore d'actualité?fr_FR
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DRO typearticleen
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Issue2
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Journal titlePsychotherapie-Wissenschaftde_DE
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Page numbers79-89
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